Apprendre à dire "NON", sans se justifier
Bien-être - titillez votre esprit : La Plume février 2026
Pour certaines personnes, dire « non » n'est pas facile. Refuser une invitation, décliner une proposition de sortie, refuser un verre de vin, peuvent apparaître comme autant d'actes égoïstes, voire impolis. Depuis notre plus tendre enfance, on nous a appris à dire « oui » et à obéir. Cette habitude est solidement ancrée dans notre comportement social et, par gentillesse ou par crainte de décevoir, nous acceptons parfois d'agir contre notre gré.
Cependant, avec le temps, l'énergie nous fait parfois défaut et nous ne sommes plus inépuisable.
Apprenons à écouter notre fatigue
Notre corps nous montre parfois des signes discrets mais réels de fatigue. Il peut s'agir d'une respiration plus courte, d'un sommeil plus léger, d'une envie de rester chez soi ou d'une simple sensation de lassitude. Ces signaux sont précieux et il importe d'apprendre à les entendre. Accepter que, certains jours, nous soyons moins enclins à sortir, à recevoir un invité, et même à discuter avec autrui, c'est reconnaître nos limites, sans les juger.
Dire « non, merci » dans de telles circonstances, c'est accepter de protéger son équilibre, c'est prendre soin de soi.
Refuser sans avoir besoin de se justifier
Pour la plupart des personnes que nous côtoyons, quelques mots suffisent pour justifier notre refus. Des phrases aussi simples que « je ne me sens pas en forme aujourd'hui » ou « ce ne sera pas possible pour moi », dites avec un sourire, suffisent à les dissuader d'insister. Les longues explications sont inutiles et entretiennent l'idée que notre refus mériterait d'être excusé. Dire « non », fermement et calmement, sans justification excessive, est un apprentissage qui demande du courage, mais apporte l'immense soulagement de ne plus se trahir.
Se libérer de l'obligation de faire plaisir
Faire plaisir à nos proches est essentiel. Mais espérer satisfaire tout le monde, tout le temps, finit par nous éloigner de nous-même. À l'heure de la retraite, il est essentiel de faire le tri entre ce que l'on peut faire et ce que l'on doit s'autoriser à ne plus faire. Refuser une invitation, ce n'est pas rompre un lien. Au contraire ! C'est préserver notre relation à l'autre. Dire « non », c'est poser une limite claire, honnête et respectueuse, pour soi comme pour les autres. C'est reconnaître que notre temps et notre énergie ont beaucoup de valeur.
Dans son ouvrage « Trop gentil pour être heureux », Robert A Glover étudie avec soin le « syndrome du type chic », généreux et attentif aux autres, qui finit par ressentir une profonde frustration et exprime un terrible malaise.
En prenant soin de soi, on devient paradoxalement plus disponible, plus présent et plus sincère dans les moments que l'on choisit de partager. En somme, dire « non » sans se justifier est un acte de clarté, une manière douce et mature de dire « oui » à l'essentiel. C'est ce que rappelle Jesper Juul dans son ouvrage, « L'art de dire non » : préserver une parfaite cohérence entre ce que l'on ressent et ce que l'on exprime garantit des relations sociales apaisées.
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